Egypte - L'archeologie egyptienne
Chapitre 3 : LES TOMBEAUX
- 1. Les mastabas
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Les tombes monumentales les plus anciennes sont
toutes réunies dans la nécropole de Memphis, d'Abou-Roâsh à Dahshour, et appartiennent au type des mastabas.
Le mastaba (Fig.110) est une construction quadrangulaire
qu'on prendrait de loin pour une pyramide
tronquée. Plusieurs ont 10 ou 12 mètres de haut, 50 mètres
de façade, 25 mètres de profondeur; d'autres n'atteignent
pas 3 mètres de hauteur et 5 mètres de largeur.
Les faces sont inclinées symétriquement et le plus souvent
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unies; parfois
cependant les assises
sont en retraite et
forment presque
gradins. Les matériaux
employés sont
la pierre ou la brique. La pierre est toujours le
calcaire, débité en blocs, longs d'environ 0m,80 sur
0m,50 de hauteur et sur 0m,60 de profondeur. On rencontre
trois sortes
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de calcaire: pour les tombes soignées, le beau calcaire blanc de Tourah ou le calcaire
siliceux compact de Saqqarah; pour les tombes ordinaires,
le calcaire marneux de la montagne Libyque. Ce
dernier, mêlé à des couches minces de sel marin et
traversé par des filons de gypse cristallisé, est friable
à l'excès et prête peu à l'ornementation. La brique est
de deux espèces, et simplement séchée au soleil. La
plus ancienne, dont l'usage cesse vers la VIe dynastie,
est de petites dimensions (0m,22 x 0m,11 x 0m,14), d'aspect
jaunâtre, et ne renferme que du sable mêlé d'un peu
d'argile et de gravier; l'autre est de la terre mêlée de
paille, noire, compacte, moulée avec soin et d'assez
grand module (0m,38 x 0m,18 x 0m,14). La façon de la
maçonnerie interne n'est pas la même selon la nature des matériaux que l'architecte a employés. Neuf fois sur
dix, les mastabas en pierre n'ont d'appareil régulier
qu'à l'extérieur. Le noyau est en moellons grossièrement
équarris, en gravats, en fragments de calcaire,
rangés sommairement par couches horizontales, et
noyés dans de la terre délayée, ou même entassés au
hasard, sans mortier d'aucune sorte. Les mastabas en
briques sont presque toujours de construction homogène;
les parements extérieurs sont cimentés avec soin,
et les lits reliés à l'intérieur par du sable fin coulé
dans les interstices. La masse devait être orientée canoniquement,
les quatre faces aux quatre points cardinaux,
le plus grand axe dirigé du nord au sud; mais les maçons
ne se sont point préoccupés de trouver le nord
juste, et l'orientation est rarement exacte. A Gizéh, les
mastabas sont distribués selon un plan symétrique et rangés
le long de véritables rues; à Saqqarah, à Abousîr, à
Dahshour, ils s'élèvent en désordre à la surface du plateau,
espacés ou pressés par endroits. Le cimetière musulman
de Siout présente encore aujourd'hui une disposition
analogue à celle qu'on observe à Saqqarah, et
nous permet d'imaginer ce que pouvait être la nécropole
memphite dans les derniers temps de l'ancien Empire.
Une plate-forme unie, non dallée, formée par la dernière
couche du noyau, s'étend au sommet du cube en
maçonnerie. Elle est semée de vases en terre cuite,
enterrés presque à fleur de sol, nombreux au-dessus des
vides intérieurs, rares partout ailleurs. Les murs sont
nus. Les portes sont tournées vers l'est, quelquefois
vers le nord ou vers le sud, jamais vers l'ouest. On
en comptait
deux, l'une réservée aux morts, l'autre accessible aux vivants; mais celle du mort n'était
qu'une niche étroite et haute, ménagée dans la face
est, à côté de l'angle nord-est, et au fond de laquelle
étaient tracées des raies verticales, encadrant
une baie fermée. Souvent même on supprimait ce simulacre
d'entrée, et l'âme se tirait d'affaire comme elle
pouvait. La porte des vivants avait plus ou moins d'importance,
selon le plus
ou moins de développement
de la chambre à
laquelle elle conduisait.
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Chambre et porte se confondent
plus d'une fois en un réduit sans profondeur,
décoré d'une stèle et d'une table d'offrandes (Fig.111),
et protégé à l'occasion par un mur qui fait saillie sur
la façade. On a alors une sorte d'avancée, ouvrant
vers le nord, carrée au tombeau de Kaâpîr (Fig.112),
irrégulière dans celui de Nofirhotpou à Saqqarah. (Fig.113). Quand le plan comporte l'existence d'une ou
de plusieurs chambres, la porte est pratiquée au milieu
d'une petite façade architecturale (Fig.114), ou
sous un petit portique soutenu
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par deux piliers carrés, sans base et sans abaque (Fig.115). Elle est d'une simplicité
extrême: deux jambages, ornés de bas-reliefs
représentant le défunt
et surmontés
d'un tambour cylindrique
gravé
aux titre et au nom
du propriétaire.
Dans le tombeau
de Pohounika, à
Saqqarah, les montants figurent deux pilastres, couronnés
chacun de deux
fleurs de lotus en relief:
c'est là un fait unique
jusqu'à ce jour. La chapelle était généralement
petite et se
perdait dans la masse de
l'édifice (Fig.116); mais aucune règle précise n'en déterminait
l'étendue. Dans
le tombeau de Ti, on
rencontre d'abord un
portique (A), puis une
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antichambre carrée
avec piliers (B), puis un
couloir (C), flanqué d'un cabinet sur la
droite (D) et débouchant dans une dernière chambre (E)
(Fig.117). Il y a là de l'espace pour plusieurs personnes,
et, en effet, la femme de Ti repose à côté de
son mari. Quand le monument appartenait à un seul personnage, pareille complication n'était pas nécessaire.
Un boyau étranglé et court mène dans une pièce
oblongue, où il tombe à angle droit, par le milieu.
Souvent la muraille du fond est lisse, et l'ensemble offre l'aspect d'une sorte de marteau à têtes égales
(Fig.118); souvent aussi, elle se
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creuse en face de
l'entrée, et l'on dirait une croix dont le chevet serait
plus ou moins découpé (Fig.119). C'était la distribution la plus fréquente, mais l'architecte était libre de la rejeter,
si bon lui semblait. Telle chapelle consiste de deux couloirs parallèles, soudés par un passage transversal
(Fig.120). Dans telle autre, la chambre s'emmanche
sur le couloir par un des angles (Fig.121). Ailleurs,
dans le tombeau de Phtahhotpou, le terrain concédé était resserré entre des
constructions antérieures et
ne suffisait pas: on a rattaché
le mastaba nouveau
au mastaba ancien, de manière
à leur donner une entrée
commune, et la chapelle
de l'un s'est agrandie de tout l'espace
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que couvrait
celle de l'autre (Fig.122). La chapelle était la salle de réception du double.
C'est là que les parents, les amis, les prêtres célébraient
le sacrifice funéraire aux jours prescrits par la loi,
«aux fêtes du commencement des saisons, à la fête de
Thot, au premier jour de l'an, à la fête d'Ouaga, à la
grande fête de la canicule, à la procession du dieu
Mînou, à la fête des pains, aux fêtes du mois et de
la quinzaine et chaque jour». Ils déposaient l'offrande
dans la pièce principale, au pied de la paroi ouest, au point précis où se trouvait l'entrée de la maison
éternelle du mort. Ce point n'était pas, comme la
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kiblah des mosquées ou des oratoires musulmans,
orienté toujours vers la même région du compas. On
le trouve assez souvent à l'ouest, mais cette position
n'était pas réglementaire. Il était marqué au début par
une véritable porte, étroite et basse, encadrée et décorée comme la porte
la porte d'une maison ordinaire, mais dont
la baie n'était point percée. Une inscription, tracée sur
le linteau en gros caractères bien lisibles, commémorait
le nom et le rang du maître. Des figures en pied
ou assises étaient gravées sur les côtés et rappelaient
son portrait aux visiteurs. Un tableau, sculpté ou peint
sur les blocs qui fermaient la baie de la porte, le montrait
assis devant un guéridon
et allongeant la main
vers le repas qu'on lui apportait. Une table d'offrandes plate encastrée dans le sol, entre les deux montants,
recevait les mets et les boissons. Les vivants partis, le
double sortait
de chez lui et mangeait. En principe, la
cérémonie devait se renouveler d'année en année, jusqu'à
la consommation des siècles; mais il n'avait pas fallu longtemps aux Égyptiens pour s'apercevoir qu'il
n'en pouvait être ainsi. Au bout de deux ou trois générations,
les morts d'autrefois étaient délaissés au profit
des morts plus récents. Lors même qu'on établissait des
fondations pieuses, dont le revenu payait le repas funèbre
et les prêtres chargés de le préparer, on ne faisait
que reculer l'heure de l'oubli. Le moment arrivait
tôt ou tard, où le double en était réduit à chercher
pâture parmi les rebuts des villes, parmi les excréments,
parmi les choses ignobles et corrompues qui
gisaient abandonnées sur le sol. Pour obtenir que l'offrande
consacrée le jour des funérailles conservât ses
effets à travers les âges, on imagina de la dessiner et de
l'écrire sur les murs de la chapelle (Fig.123). La reproduction
en peinture ou en sculpture des personnes et
des choses assurait à celui au bénéfice de qui on l'exécutait
la réalité des personnes et des choses reproduites:
le double se voyait sur la muraille mangeant et buvant,
et il mangeait et buvait. L'idée une fois admise,
les théologiens et les artistes en tirèrent rigoureusement
les conséquences. On ne se borna pas à donner des provisions
simulées, on y joignit l'image des domaines
qui les produisaient, des troupeaux, des ouvriers, des
esclaves. S'agissait-il de fournir la viande pour l'éternité?
On pouvait se contenter de dessiner les membres
d'un boeuf ou d'une gazelle déjà parés pour la cuisine,
l'épaule, la cuisse, les côtes, la poitrine, le coeur et le
foie, la tête; mais on pouvait aussi reprendre de très
haut l'histoire de l'animal, sa naissance, sa vie au pâturage,
puis la boucherie, le dépeçage, la présentation
des
morceaux. De même, à propos des gâteaux et des pains, rien n'empêchait qu'on retraçât le labourage, les
semailles, la moisson, le battage des grains, la rentrée
au grenier, le pétrissage de la pâte. Les vêtements, les
parures, le mobilier servaient de prétexte à introduire
les fileuses, les tisserands, les orfèvres, les menuisiers.
Le maître domine bêtes et gens de sa taille surhumaine.
Quelques tableaux discrets le montrent courant à toutes voiles vers l'autre monde, sur le bateau des funérailles,
le jour où il avait pris possession de son logis nouveau
(Fig.124). Dans les autres, il est en pleine activité et
surveille ses vassaux fictifs comme il surveillait jadis
ses vassaux réels (Fig.125). Les scènes, si variées et si
désordonnées qu'elles semblent être, ne sont pas rangées
au hasard. Elles convergent toutes vers le semblant de
porte qui était censé communiquer avec
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l'intérieur. plus rapprochées représentent
les péripéties du sacrifice et de
l'offrande. Au fur et à mesure que
l'on s'éloigne, les opérations et
les travaux préliminaires s'accomplissent
chacun à son tour.
A la porte, la figure du maître
semble attendre les visiteurs et
leur souhaiter la bienvenue. Les
détails changent à l'infini, les
inscriptions s'allongent ou s'abrègent
au caprice de l'écrivain, la fausse porte perd son caractère architectonique et n'est plus souvent qu'une
pierre de taille médiocre, une stèle, sur laquelle on consigne
le nom du maître et son état civil: grande ou petite,
nue ou décorée richement, la chapelle reste toujours
comme la salle à manger, ou plutôt comme le garde-manger,
où le mort puise à son gré quand il a
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faim. De l'autre côté du mur se cachait une cellule étroite
et haute, ou mieux un couloir, d'où le nom de serdab,
que les archéologues lui prêtent à l'exemple des Arabes.
La plupart des mastabas n'en ont qu'un; d'autres en
contiennent trois ou quatre (Fig.126). Ils ne communiquent pas entre eux ni avec la chapelle, et sont
comme noyés dans la maçonnerie (Fig.127). S'ils sont
reliés au monde
extérieur, c'est par un conduit ménagé
à hauteur d'homme (Fig.128) et tellement resserré
qu'on a peine à y glisser la main. Les prêtres venaient
murmurer des prières et brûler des parfums à l'orifice:
le double était au delà et profitait de l'aubaine ou du
moins ses statues l'accueillaient en son nom. Comme sur
la terre, l'homme avait besoin d'un corps pour subsister;
mais le cadavre défiguré par l'embaumement ne rappelait
plus que de loin la forme du vivant. La momie était
unique, facile à détruire; on pouvait la brûler, la démembrer,
en disperser les morceaux. Elle disparue,
qu'adviendrait-il du double? Les statues qu'on enfermait
dans le serdab devenaient, par la consécration,
les corps de pierre ou de bois du défunt. La piété des
parents les multipliait, et, par suite, multipliait aussi
les supports du double; un seul corps était une seule
chance de durée pour lui, vingt représentaient vingt
chances. C'est dans une intention analogue qu'on joignait
aux statues du mort celles de sa femme, de ses
enfants, de ses serviteurs, saisis dans les différents actes de la domesticité, broyant le grain, pétrissant la
pâte, poissant les jarres destinées à contenir le vin. Les
figures plaquées à la muraille de la chapelle s'en détachaient
et prenaient dans le serdab un corps solide.
Ces précautions n'empêchaient pas d'ailleurs qu'on
n'employât tous les moyens pour mettre ce qui restait
du corps de chair à l'abri des causes naturelles de destruction
et des attaques de l'homme. Au tombeau de Ti,
un couloir rapide, qui affleure le sol au milieu de la
première salle, conduit du dehors au caveau; mais c'est
là une exception presque unique; on y descend par
un puits perpendiculaire, creusé rarement dans un coin
de la chapelle, d'ordinaire au centre de la plate-forme
(Fig.129). La profondeur en varie entre 3 et 30 mètres.
Il traverse la maçonnerie, pénètre dans le rocher; au
fond, vers le sud, un couloir, trop bas pour qu'on y
chemine debout, donne accès à une chambre. C'est là
que la momie repose, dans un grand sarcophage en
calcaire blanc, en granit rose ou en basalte. Il porte
rarement une inscription, le nom et les titres du mort,
plus rarement des ornements; on en connaît pourtant
qui simulent la décoration d'une maison égyptienne avec
ses portes et ses fenêtres. Le mobilier est des plus simples:
des vases en albâtre pour les parfums, des godets où
le prêtre avait versé quelques gouttes des liqueurs offertes
au mort, de grandes jarres en terre cuite rouge
pour l'eau, un chevet en albâtre ou en bois, une palette
votive de scribe. Après avoir scellé la momie dans la
cuve qui l'attendait, les ouvriers dispersaient sur le sol
les quartiers du boeuf ou de la gazelle qu'on venait de
sacrifier; puis ils muraient avec soin l'entrée
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du couloir et remplissaient
le puits jusqu'à la bouche d'éclats
de pierre mêlés de sable et de terre. Le tout, largement
arrosé, finissait par s'agglutiner en un béton presque
impénétrable, dont la dureté défiait tout essai de
profanation. Le corps, livré à lui-même, ne recevait
plus d'autre visite que celle
de son âme. L'âme quittait de
temps en temps la région céleste
où elle voyageait en
compagnie des dieux, et descendait
se réunir à la momie. Le caveau
était sa maison, comme la chapelle était la
maison du double.
Jusqu'à la VIe dynastie, le caveau est
nu; une seule fois Mariette y a trouvé des
lambeaux d'inscriptions appartenant
au Livre des morts. J'ai
découvert à Saqqarah, en 1881,
des tombes où il est orné de
préférence à la chapelle. Elles
sont en grosses briques et n'ont pour le sacrifice
qu'une niche renfermant la stèle. A l'intérieur, le
puits est remplacé par une petite cour rectangulaire,
dans la partie occidentale de laquelle on ajustait le
sarcophage. Au-dessus du sarcophage, on bâtissait en
calcaire une chambre aussi large et aussi longue que
lui, haute d'environ 1 mètre et recouverte de dalles
posées à plat. Au fond ou sur la droite, on réservait
une niche qui tenait lieu de serdab.
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On ménageait
au-dessus du toit plat une voûte de décharge d'environ
0 m 50 de rayon, et, par-dessus la voûte, on plaçait des lits horizontaux de briques jusqu'au niveau de la
plate-forme. La chambre occupe les deux tiers environ
de la cavité et a l'aspect d'un four, dont la gueule serait
restée béante. Quelquefois, les murs de pierre reposent
sur le couvercle même du sarcophage, et la chambre
n'était achevée qu'après l'enterrement
(Fig.130). Le plus souvent,
ils s'appuient sur deux
montants de briques, et le sarcophage
pouvait être ouvert ou
fermé à volonté. La décoration,
tantôt peinte, tantôt sculptée,
est la même partout. Chaque
paroi était comme une maison
où étaient déposés les objets
dessinés ou énumérés à la surface;
aussi avait-on soin d'y
figurer une porte monumentale,
par laquelle le mort avait accès
à son bien. Il trouvait sur la
paroi de gauche un monceau de
provisions (Fig.131) et la table d'offrandes; sur celle du
fond, des ustensiles de ménage, du linge, des parfums,
avec le nom et l'indication des quantités. Ces tableaux
sont un résumé de ceux qu'on voit dans la chapelle
des mastabas communs. Si on les a distraits de leur
place primitive, c'est qu'en les transportant au caveau,
on les garantissait contre les dangers de destruction, qui
les menaçaient dans des salles accessibles au premier
venu, et que leur conservation assurait plus longtemps
au mort la possession des biens qu'ils représentaient.
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- 2. Les pyramides
- 3. Les tombes de l'empire thébain : les hypogées
Egypte - L'archeologie egyptienne
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